13 architectes et artistes invités...
dessiner l’architecture #2
Le deuxième volet de l'exposition dessiner l'architecture
13 architectes et artistes invités, des dizaines de dessins à observer
Dessiner pour observer, analyser et comprendre
Dessiner pour projeter et concevoir
Dessiner pour partager et convaincre
Dessiner pour expliquer et enseigner …
Les modes de représentation de l’architecture sont multiples. De l’observation à la conception, différents dessins sont utilisés.
Cette exposition, « dessiner l’architecture # 2 » fait suite à une première partie présentée à la librairie En Traits Libres du 18 septembre au 8 novembre 2025 qui a proposé des observations sensibles [pour capter le monde], récits dessinés [pour expliquer, partager], aquarelles [pour lire le paysage], utopies [pour rêver].
Celle-ci offre à voir d’autres représentations de l’architecture : croquis et relevés de monuments [pour observer, analyser et comprendre], perspectives, plans, coupes, élévations, détails techniques [pour projeter, concevoir, restaurer], rendus de concours [pour convaincre], croquis [pour conseiller], schémas pédagogiques [pour enseigner et transmettre].
Un croquis ou une aquarelle permet d’observer un bâtiment dans son contexte urbain, un relevé de l’analyser, le détailler et le comprendre plus précisément.
Pour projeter et concevoir, différents dessins sont nécessaires dans les étapes du projet architectural. Ils serviront de base à la réalisation d’un « objet architectural » en 3 dimensions.
- L’esquisse, croquis à main levée, ébauche, en plan ou en perspective, les grandes lignes du projet.
- Les dessins à l’échelle avec des cotes en deux dimensions : vues de dessus (plan de masse, plan de situation, plan de niveaux), coupes, élévations (façades), détails techniques détaillent le projet.
- Les dessins en trois dimensions : perspective, axonométrie, aujourd’hui image de synthèse informatique, permettent une vision en volume du futur bâtiment. Ils sont utiles notamment dans les jurys de concours pour convaincre.
- La maquette présente une réduction fidèle aux proportions exactes du projet ; elle est précise ou simplifiée (maquette d’étude, d’épannelage).
Ces représentations sont les outils de communication de l’architecte avec les maîtres d’ouvrage (lors des jurys de concours, par exemple), les services administratifs (pour les permis de construire), les usagers, les entreprises.
Pour enseigner et transmettre, croquis et schémas pédagogiques expliquent par le dessin, comment exprimer une idée.
Ce sont ces différentes représentations de l’architecture que La Fenêtre souhaite partager dans cette exposition.
Architectes et artistes nous ont confié leurs dessins, témoins de leur observation de l’architecture, de leurs projets d’architecture, de leur désir de partage, de transmission et de persuasion.
Nous les en remercions !
Rénata Aviani, architecte, Christophe Benichou, architecte, Philippe Besème, architecte, urbaniste, enseignant, Antoine Bruguerolle, architecte et urbaniste du patrimoine, Nicolas Duru, architecte et professeur de dessin, Clarisse Galey, architecte, Aspasie Kambérou, architecte, Jean-Christophe Marchal, architecte, Régis Nebout, architecte du patrimoine, Serena Palazzi, architecte et paysagiste, Jean Planès, architecte, paysagiste, urbaniste, enseignant, André Scolbetzine, architecte, enseignant , David Solis, artiste.
à La fenêtre (dans l’Opéra Comédie à Montpellier), du 7 février au 28 mars 2026, Ouvert du mercredi au samedi de 13h à 18h.
Commissariat d'exposition
Odile Besème, Présidente de La Fenêtre.
Avec...
André Scobeltzine est l'auteur d'ouvrages de référence, traduits en plusieurs langues, sur la pratique artistique à travers l'histoire. Architecte, il a enseigné l'histoire de l'architecture et le dessin dans les Écoles nationales supérieures d'architecture de Strasbourg, Grenoble et Montpellier. Il anime le site : un dessin de plus.
“En un temps où les machines à communiquer nous encombrent d’une multitude d’images qu’il n’est pas possible de regarder avec attention, la pratique du dessin à main levée est un antidote salutaire pour ceux qui veulent voir et concevoir par eux-mêmes.”
André Scobeltzine, dans Apprendre à dessiner au XXIe siècle, des éditions De L’espérou.
Diplômée de l’école d’architecture de Florence, Serena Palazzi s’intéresse au paysage dès son parcours d’études et tout le long de ses expériences professionnelles. Elle suit une formation spécifique à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles. Passionnée de dessin, elle intervient occasionnellement en tant qu’illustratrice depuis 2004. Elle travaille aujourd’hui en qualité d’architecte et paysagiste conseillère au Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) de l’Hérault.
Né en 1961 à Castelnaudary dans l’Aude, Jean Planès est architecte, paysagiste et urbaniste. Il dessine dès son enfance dans un enthousiasme réel. Après des collaborations successives à des projets de Norman Foster, Jourda et Perraudin, Richard Meier, Bernard kohn et Jean Nouvel, il co-fonde en 2010 l’Agence Traverses à Montpellier, qui rassemble les disciplines du paysage, de l’architecture et de l’urbanisme. Il est enseignant à l’école d’architecture de Montpellier depuis 2000.
David Solís, né à Panama City en 1953 se forme à la Faculté d’Architecture avant d’entamer des études artistiques à l’Ecole des Beaux-Arts de Panama City. En 1975, grâce à une bourse, il s’établit à Marseille. Sa formation à l’Ecole des Beaux-Arts de Marseille-Luminy le mène au Diplôme National Supérieur des Arts Plastiques avec une mention spéciale en dessin.
Ingénieur puis architecte de formation, le parcours de CB est marqué par la complémentarité des regards et des pratiques. Il cherche à concilier rationalité, créativité et sensibilité au travers de conceptions qui font sens et s’adressent aux sens. Il se confronte avec enthousiasme à des projets de tailles et de types variés, et, parallèlement, développe une pratique plus théorique et illustrative, complémentaire au temps long de la construction.
Nicolas Duru est architecte. Il réhabilite des bâtiments anciens et conçoit des projets neufs en s’inspirant du patrimoine architectural et urbain. Son travail interroge notre rapport aux vestiges, aux paysages et aux modes de construction contemporains, ainsi que la responsabilité collective dans l’évolution des territoires. Attaché à préserver, réparer et prolonger l’existant, il développe une architecture en dialogue avec les édifices en place, dans une recherche d’harmonie avec le paysage. Ses dessins, d’inspiration classique, privilégient la simplicité et mettent en valeur la qualité constructive et les savoir-faire artisanaux.
Elle commence à dessiner dans un carnet en 2012, suite aux conseils d’E. Girard.
Au début, c’est pour des projets à l’école, puis uniquement lors de ses voyages. Après son diplôme, elle décide d’intégrer cette pratique à son quotidien, afin de lui redonner une place plus importante. Le carnet trouve alors sa place dans son sac et s’y installe pour de bon.
Au fil des années, elle en vient à considérer ces carnets comme une mémoire externe, qui témoigne et trace aussi bien les lieux qu’elle traverse que les projets sur lesquels elle travaille, ou encore les réflexions qui l’habitent. C’est un mélange de dessins et de textes qui révèle et confronte, sans préméditation, son cheminement personnel à des informations plus collectives.
Sans volonté de diffusion ni prosélytisme, ces carnets reflètent ses goûts et ses pratiques dans un monde en constante évolution.
Jean-Christophe Marchal est architecte DPLG et pratique depuis prêt de 30 ans une démarche globale contextuelle, urbaine et environnementale sur l’ensemble de ses projets qui rassemble les aspects liés à la durabilité et à l’économie de projet, aux besoins et aux usages et aux lieux et à la qualité des
espaces. Basée sur des principes élémentaires, son approche sensible traduit une vision et une analyse des lieux et des sites à une reconnaissance de leurs caractères et de leur identité, une évaluation des valeurs qualitatives et quantitatives une perception du projet dans son ensemble d’une part, et sous
différentes échelles d’autre part. Un Diplôme Universitaire « Environnement et Santé » et une formation Haute Qualité Environnementale confortent sa sensibilité à l’éco-construction et à l’urbanisme durable. Ses nombreuses références en France et surtout en Asie lui ont permis de réaliser de nombreux projets environnementaux.
Possédant une excellente représentation graphique, il conjugue le dessin à main levée et l’outil informatique (croquis d’études, dessins d’ambiance, dessins de concertation, perspectives, dessins à la plume et à main levée), et il met en évidence les informations en 3 dimensions permettant une compréhension de l’espace accessible à tous
Né en 1960, Régis NEBOUT est architecte d.p.l.g depuis 1984 et du Patrimoine depuis 1990, après avoir suivi la session 1987-1989 de l’Ecole de Chaillot (à l’époque Centre d’Etudes Supérieures d’Histoire et de Conservation des Monuments Anciens).
Depuis son installation en libéral en 1990, son activité est liée uniquement au domaine du Patrimoine : principalement la réalisation d’études de tous types, la restauration et la réhabilitation de bâtiments anciens dont de nombreux monuments protégés ou en en sites classés.
Architecte DPLG diplômé de l’École d’Architecture de Montpellier, 1980 DEUG lettres et arts, section histoire de l’art et archéologie du bâti, Montpellier 1981 Diplômé d’Études Supérieures pour la Connaissance et la Conservation des Monuments Anciens (DESCCMA), École de Chaillot, 1983
Administrateur d’ICOMOS France,
Vice-président du CIVVIH
Enseignant à l’École de Chaillot et à la Faculté d’Aix-en-Provence, France
- Études de sites, paysages et projets de mise en valeur de centres historiques, de Sites Patrimoniaux Remarquables et de paysages urbains historiques, et étude de cahiers de gestion pour sites protégés
- Missions de maîtrise d’œuvre dans des sites sensibles ou historiques, pour de la restauration de Monuments Historiques, de la réhabilitation et de la construction neuve et l’aménagement d’espaces publics et de sites protégés.
- Missions de formation et d'expertise (Cambodge, Allemagne, Argentine, Bulgarie, Espagne, Géorgie, Grèce, Italie, Luxembourg, Macédoine, Monténégro, Portugal, Russie, République tchèque, Ukraine) pour: Nations unies (PNUD), Conseil de l’Europe, ministère français des Affaires Étrangères et UNESCO pour l’ICOMOS.
Diplômée en 1980 de l’Institut Pédagogique d’Architecture de Strasbourg, Aspasie Kambérou s’intéresse très tôt à la ville et au paysage.
En 1984, après quelques commandes en libéral, elle engage un long travail de recherche sur la morphologie de la ville européenne, accompagné de plusieurs projets utopiques pour la ville du Pirée comme lieu de démonstration des résultats de sa recherche. Cette aventure aboutira à une thèse de Doctorat en Urbanisme soutenue en 1991, à l’Ecole Polytechnique d’Athènes.
Elle a exercé, de 1995 à 2021, le métier d’architecte et urbaniste-conseiller aux CAUE de l’Ain et de l’Hérault.
Le dessin est pour elle un réel outil de travail qui, comme un aiguiseur du regard, lui permet d’analyser, comprendre, connaître, profiter de la réalité mais aussi d’en imaginer de nouvelles.























